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Nicolas Sarkozy a implicitement écarté mardi dans le Doubs tout remaniement ministériel d'importance après les élections régionales, dont le premier tour à lieu dimanche, et s'est défendu de faire campagne pendant ses déplacements en région.
"C'est un grand problème français que de confondre tout le temps les échéances. Elections régionales, conséquences régionales. Elections nationales, conséquences nationales", a plaidé M. Sarkozy en concluant une table-ronde sur l'emploi et la formation professionnelle à Pontarlier.
"Il faut arrêter avec cette instabilité ministérielle où on change les ministres tout le temps, où, dès qu'il y a un petit événement, on vous demande des initiatives politiques. C'est pas une initiative politique qui vous donne du travail, qui vous donnera la sécurité, qui vous donnera une formation", a-t-il insisté.
"Je dois être à votre écoute mais je ne dois pas confondre les rendez-vous. Je dois être un homme de sang froid, qui apaise les tensions et qui conduit le pas en portant les réformes dont le pays a besoin", a ajouté le chef de l'Etat.
Alors que ses déplacements en province ces dernières semaines sont systématiquement dénoncés par la gauche comme des tournées de soutien électoral à la droite, Nicolas Sarkozy s'est défendu de faire campagne.
"Mon rôle de chef de l'Etat n'est pas de rentrer dans une campagne (...) bien sûr, ne soyons pas hypocrite, chacun sait quels sont mes amis, ceux qui me soutiennent et ceux qui ne me soutiennent pas (...) mais je n'ai pas à interférer", a-t-il ajouté.
C. Beluche
 Publié le mercredi 10 mars 2010 à 10h27
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